Une mascarade de richesse ostentatoire
- 19 févr.
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Il y a quelque chose de profondément obscène à voir ces Français déverser des liasses de 1 000 bahts dans les bars de Phuket, exhibant leurs chaînes en or sur des torses gonflés à la testostérone et aux stéroïdes, leurs montres de luxe claquantes comme des symboles de leur médiocrité sociale, et leurs gros scooters garés en travers des trottoirs.
Une mascarade de richesse ostentatoire, une caricature de puissance, brandie devant un peuple hôte d’une modestie et d’une dignité culturelles qui les écrasent sans même qu’ils en aient conscience.
La veille, j’avais amené mes amis toulousains dans le village des gitans de la mer. Là, pas de bling, pas de frime, juste des cabanes de bois et de tôle, des visages burinés par le soleil et la mer, des sourires timides mais authentiques, et des échanges humains, profonds, sans artifice. Des gens qui survivent, qui résistent, qui gardent leur âme malgré le mépris du monde moderne.
Et c’est là, dans ce contraste violent, que la colère monte : comment ose-t-on afficher une telle vulgarité à deux pas de ceux qui n’ont rien ?

Et pendant ce temps, la France, ce pays si fier de ses « valeurs », laisse pourrir ses quartiers sous la drogue, abandonne ses jeunes à la désocialisation, et exporte ses pires spécimens – ces voyous en mal de virilité – pour qu’ils aillent souiller d’autres cultures. Une honte. Une double honte, même : celle de ces touristes indignes, et celle d’un État incapable de protéger les siens, ici comme là-bas.
La vraie richesse, elle était dans les yeux des gitans de la mer. Pas dans les poches de ces clowns en or de pacotille.





































































































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