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Ma sorcière bien aimée
mercredi 18 février 2026
Longtemps, j’ai cru que l’amour se disait.
Qu’il se prouvait par des mots, par des promesses, par des “je t’aime” répétés sans fin.
Puis j’ai compris que l’amour ne parle pas autant qu’il agit.
J’ai compris que l’amour, ce n’est pas vouloir que l’autre soit comme nous.
Ce n’est pas corriger ses défauts.
Ce n’est pas polir ses aspérités pour qu’il rentre dans notre monde.
Aimer, c’est accepter qu’il ait le sien.
Son histoire.
Ses blessures.
Ses silences.
Ses réactions parfois incomprises.
Parce qu’au fond, nous ne savons jamais vraiment ce que l’autre a traversé.
Nous ne savons pas les nuits où il ou elle s’est( battue) en silence.
Nous ne savons pas les renoncements, les trahisons, les peurs avalées.
Nous ne savons pas les batailles invisibles menées pour devenir la personne qui se tient aujourd’hui devant nous.
Et pourtant, nous jugeons vite.
Trop vite.
L’amour m’a appris que respecter quelqu’un, c’est aussi respecter son passé.
Ses cicatrices font partie de lui.
les fragilités ne sont pas des faiblesses, mais des preuves de survie.
Aimer, ce n’est pas modeler.
C’est accueillir.
C’est accepter une pensée différente sans chercher à convaincre.
C’est comprendre qu’une relation n’est pas une fusion, mais une rencontre.
Deux êtres entiers.
Pas deux moitiés.
L’amour n’efface pas les ombres.
Il apprend à vivre avec elles.
Et je crois aujourd’hui que le grand amour n’est pas celui qui nous transforme en quelqu’un d’autre.
C’est celui qui nous permet d’être pleinement nous-mêmes,
sans peur d’être trop,
sans peur de ne pas être assez.
Si aimer, c’est choisir l’autre dans sa totalité
alors aimer est un acte de courage.
Et peut-être que le vrai amour commence là.


















































