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Ma sorcière bien aimée
vendredi 23 janvier 2026
Il y a des matins où la lumière traverse les feuilles comme une bénédiction.
Des soirs où le ciel s’embrase, et soudain, tout semble possible.
Ces instants, si fugaces, sont des portes ouvertes sur l’infini.
L’émerveillement n’est pas une émotion parmi d’autres : c’est le langage oublié de l’âme, cette partie de nous qui sait, sans mots, que la vie est un mystère sacré.
Pourtant, nous l’avons enseveli sous les couches de l’habitude, de la raison, de l’urgence.
Nous avons appris à marcher les yeux baissés, à compter les heures plutôt qu’à les vivre.
Et le monde, privé de notre regard émerveillé, a perdu ses couleurs.
Les mystiques, les poètes, les enfants le savent : s’émerveiller, c’est reconnaître que la vie est plus grande que nous.
C’est sentir, ne serait-ce qu’un instant, que nous faisons partie d’un tout , un souffle, une danse, une mélodie invisible.
Les sages parlent d’éveil. Cette sensation de dissolution des limites, quand le cœur s’ouvre et que l’âme respire enfin.
Il dissout les peurs, car comment avoir peur quand on se sent porté par quelque chose de plus grand ?
Il guérit la séparation, car il nous rappelle que nous sommes liés aux autres, à la Terre, au cosmos.
Il réveille la créativité, car il nous sort du connu pour nous plonger dans l’inattendu, là où tout devient possible.
Parfois, il nous mène même jusqu’à l’extase, cet instant où le temps s’arrête, où l’on se fond dans l’instant présent, où l’on sait, sans comprendre, que tout est parfait.
Comment revenir à cette simplicité sacrée ? Pas en cherchant, mais en s’abandonnant. Pas en faisant, mais en étant.
Pour cela il faut :
S’arrêter.
Regarder une fleur comme si elle contenait l’univers. Écouter le silence entre les notes.
Sentir l’air sur sa peau comme une caresse divine.
Se laisser surprendre.
Prendre un chemin inconnu.
Lire un poème qui vous bouleverse.
Laisser une œuvre d’art vous transpercer.
Rendre grâce.
Chaque soir, murmurer merci pour un rayon de soleil, un sourire échangé, un repas partagé.
La gratitude est la sœur de l’émerveillement.
Se reconnecter à la Terre.
Marcher pieds nus sur l’herbe. Respirer l’odeur de la forêt après la pluie.
Se souvenir que nous sommes faits de la même poussière d’étoiles que les montagnes et les océans.
Nous vivons une époque où tout va vite, où l’on nous dit sans cesse de produire, de consommer, de performer. Pourtant, le vrai luxe n’est pas dans l’avoir, mais dans l’être être présent, être ouvert, être touché.
L’émerveillement, c’est un retour à l’essentiel. Un rappel que la vie n’est pas une course, mais une danse ; pas un problème à résoudre, mais un mystère à vivre.
Alors aujourd’hui, osons nous arrêter. Osons regarder le monde comme si nous le voyions pour la première fois. Car c’est dans ces instants de grâce que nous retrouvons notre âme et que le monde redevient, enfin, sacré.









































